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Stephen Hawking vise l'espace en 2009

 

 L'astrophysicien britannique Stephen Hawking, professeur à l'université de Cambridge, est atteint de la maladie dégénérative de Charcot.

Le célèbre astrophysicien britannique, handicapé depuis l'âge de 22 ans, a prévu d'effectuer un vol en apesanteur avec Virgin Galactic.

Reste à savoir si la compagnie de Richard Branson sera prête à réaliser un tel vol dans les temps.

-                                              le 08/01/2007 

   
L'astrophysicien britannique Stephen Hawking a annoncé qu'il prévoyait d'effectuer un voyage dans l'espace lors d'un des premiers vols touristique de la compagnie privée Virgin Galactic dans deux ans, dans une interview publiée lundi par le Daily Telegraph.

Stephen Hawking, 65 ans, détenteur de la chaire de mathématiques à l'université de Cambridge dont le titulaire a été, en son temps, Isaac Newton, est atteint depuis l'âge de 22 ans d'une affection dégénérative, la maladie de Charcot, qui le paralyse progressivement et le prive de l'usage de la parole.

Se déplaçant en chaise roulante, il ne peut communiquer que par l'intermédiaire d'un ordinateur et d'un synthétiseur vocal, ce qui ne l'a pas empêché de poursuivre des travaux compliqués notamment sur les trous noirs et pour tenter d'unifier les différentes théories de la physique.

15 mn en apesanteur

"Cette année, j'ai prévu un vol (atmosphérique) en apesanteur avant d'aller dans l'espace en 2009", a expliqué le scientifique, passé à la notoriété avec la publication en 1988 de Une brève histoire du temps qui s'est révélé un succès de librairie mondial. Le vol de Stephen Hawking hors de l'atmosphère terrestre dépend des progrès effectués par le programme de vols spatiaux touristiques de la firme Virgin Galactic du magnat britannique Richard Branson.

Celui-ci avait annoncé en septembre dernier à New York que le premier vol était prévu début 2009 à bord d'un engin décollant depuis le dos d'un avion et pouvant transporter six passagers et deux pilotes à quelque 120 km au-dessus de la Terre, pour un quart d'heure en apesanteur. Selon le Daily Telegraph, Richard Branson a promis de parrainer le voyage de l'astrophysicien, dont le prix aurait autrement été de 148.000 euros.

  
 

Branson veut vous emmener sur la Lune

L'entreprise du milliardaire britannique a dévoilé mercredi l'emplacement de la construction de son prochain "aéroport-spatial" au Nouveau-Mexique. Virgin veut envoyer des touristes dans l'espace dès 2010.

Virgin Galactic, l'entreprise du britannique Richard Branson et le gouverneur de l'Etat du Nouveau-Mexique Bill Richardson ont annoncé avoir conclu un accord pour la construction d'un aéroport spatial. Le milliardaire souhaite ouvrir les voies de l'espace au commun des mortels dès 2010. L'aéroport d'un tout nouveau genre sera construit sur un terrain public de 70 km². L'équipement coûtera 225 millions de dollars. Les travaux, qui seront lancés dès 2006, devraient s'achever vers 2009-2010, date à laquelle Virgin Galactic prévoit envoyer ses premiers touristes dans l'espace.

La compagnie, dévoilée en septembre 2004 par Richard Branson, qui s'était associé au concepteur américain du premier vol spatial entièrement privé de l'Histoire, Mojave Aerospace Ventures (MAV), a un objectif de pas moins de 50.000 touristes spatiaux lors de ses 10 premières années d'opération. Le prix du billet a été établi à 200.000 dollars et Virgin Galactic demande un acompte minimum de 10% pour réserver sa place, "totalement remboursable" si le client changeait d'avis, selon son site internet. L'entreprise affirme avoir déjà enregistré plus de 40.000 réservations venant de 120 pays. "Avec Virgin aux commandes, des passionnés du monde entier vont voler dans l'espace, régulièrement et en toute sécurité, dans quelques années seulement. 

Un essai en 2008 ?

Richard Branson, milliardaire flamboyant spécialiste des coups médiatiques, a indiqué que son entreprise mettait actuellement au point un vaisseau spatial touristique à huit places, "SpaceShipTwo", construit sur le même principe que "SpaceShipOne", le vaisseau de MAV qui a atteint l'espace en juin 2004. En octobre de la même année, cet engin avait permis à ses concepteurs de remporter un prix de 10 millions de dollars en dépassant à deux reprises en moins de 15 jours une altitude de 100 km avec l'équivalent de trois personnes à bord. L'appareil, mis au point par l'ingénieur américain Burt Rutan, a la particularité d'être lancé à partir d'un avion en vol, et non d'un pas de tir comme les navettes spatiales ou les fusées.

Comme les astronautes professionels, les clients de Virgin Galactic subiront un entraînement spécial, limité à deux jours, dans des simulateurs pour les familiariser à l'apesanteur. Virgin Galactic espère effectuer un vol d'essai en 2008 et souhaite construire cinq exemplaires de son vaisseau spatial et deux avions-lanceurs.

 

 

Le réchauffement climatique : l'enjeu du siècle

49% des Français estiment que le réchauffement climatique est l'enjeu de ce siècle pour l'humanité. 12% pensent qu'il s'agit d'une exagération des médias.

Ils sont en revanche 12% à penser qu'il s'agit d'une "exagération des médias".

- le 05/01/2007 - 

Un sondage de l'institut CSA pour Le Parisien révèle que 49% des Français estiment que le réchauffement climatique est "l'enjeu de ce siècle pour l'humanité", tandis que 36% n'y voient qu'"un enjeu parmi d'autres qui ne doit pas masquer les autres problèmes". Ils sont en revanche 12% à penser qu'il s'agit d'une "exagération des médias". 1% pense que le réchauffement climatique ne relève de "rien de cela" et 2% ne se prononcent pas.

D'après le sondage, les préoccupations pour l'environnement ne croissent pas avec le niveau de vie ou d'éducation car 51% des ouvriers penchent pour l'"enjeu du siècle" alors que les catégories socioprofessionnelles supérieures ne sont que 48%. Enfin, 27% des sondés d'extrème gauche ou d'extrème droite estiment que s'agit d'une exagération des médias.

Ce court sondage a été réalisé par téléphone les 21 et 22 décembre 2006 auprès d'un échantillon national représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus d'après la méthode des quotas.

 

 

 

 

Une prise de sang pour dépister le cancer de la prostate

Un programme de recherche va tenter de mettre au point des puces à ADN permettant de détecter des traces de cancer à partir d'échantillons sanguins.

Le cancer de la prostate, qui touche plus de 40.000 hommes par an en France, représente la deuxième cause de mortalité par cancer.

- le 04/01/2007 - 


BioMérieux, leader mondial du diagnostic in vitro et la société française de biotechnologies ExonHit Therapeutics, ont annoncé jeudi qu'ils allaient démarrer un programme de recherche pour permettre de dépister le cancer de la prostate par prise de sang. Il s'agira, entre autres, d'assister les médecins sur la décision d'opérer ou non.

Ce programme vise à mettre au point des puces à ADN permettant de dépister la présence de marqueurs cancéreux à partir d'échantillons sanguins. BioMérieux et ExonHit collaborent déjà sur un programme de dépistage sanguin des cancers du sein, pour lequel une étude prospective clinique est en cours, et un projet de dépistage sanguin des cancers colorectaux.

Le cancer de la prostate, qui touche plus de 40.000 hommes par an en France, représente la deuxième cause de mortalité par cancer, selon les deux sociétés. "La pratique à grande échelle d'un test de dépistage sanguin pourrait faire diminuer la mortalité par cancer des populations soumises au dépistage de 15 à 20 %", affirme Stéphane Bancel, directeur général délégué de bioMérieux.

 

 

La démonstration du professeur Naccache

 

 

Simulation illustrant les gains potentiels d'un fraudeur qui aurait accès à la base de données ATS, en fonction du nombre des entrées dans la base et de la durée de la validité des cartes

David Naccache, spécialiste en cryptologie et collaborateur de Jacques Stern, médaille d'or du CNRS, analyse les dangers d'un accès malveillant à ATS.

- le 08/01/2007 - 

 

On prend pour base que l'attaquant a accès à n numéros de carte de crédit et que le système de détection de fraude permet k présentations de faux cryptogrammes ou dates d'expiration par carte avant qu'une alerte ne se déclenche. Nous supposons qu'une fois k-1 fausses tentatives ont été effectuées, il faut au système deux mois pour revenir à un niveau d'alerte zéro (on suppose que durant ces deux mois l'utilisateur légitime a effectué de vraies transactions ce qui a permis de rassurer le système de surveillance que "tout va bien"). On considère qu'une carte expire au bout de e années et que le montant de transaction maximale possible par carte est m euros.

Les paramètres sont donc {n,k,e,m} et l'on souhaite savoir quelles opérations malveillantes il est possible de faire à l'aide d'un tel système.

 - Risque 1 : Attaque de déni de service massive. L'attaque consiste simplement à effectuer avec chaque carte (l'une après l'autre) des tentatives de transaction avec de faux cryptogrammes et de fausses dates d'expiration sans se soucier des protections en place. Evidemment, ces tentatives vont échouer et les cartes en question vont être bloquées. Une telle attaque pourrait être faite soit par une organisation terroriste soit par une puissance en tant qu'acte de guerre. A noter que le code des cartes permet d'identifier la banque émettrice et donc la nationalité probable de la victime. On peut donc s'attaquer aux Italiens, aux Français, aux Israéliens, aux Irakiens etc. Si l'on dispose du nom de des numéros de carte on peut aussi essayer de s'attaquer à des personnes de confession donnée (tous les Lévi, tous les noms commençant par "ben", etc.)

 - Risque 2 : Fraude consistant à deviner les données manquantes. Dans la mesure où le code est un numéro sur 3 chiffres décimaux, la chance de tomber sur un cryptogramme et une bonne date d'expiration est 1000 (codes possibles) fois 12 (nombre de mois) fois e soit 12000e. Nous prenons pour hypothèse qu'un script qui tente de faire une transaction de manière automatisée pourrait essayer de faire une transaction chaque cinq secondes (demande de transaction, demande d'autorisation et retour). Cela veut dire que l'attaquant peut fonctionner en régime établi dès la base compte plus de 1036800/(k-1) entrées (que nous simplifions à 10^6/(k-1)). Nous supposons que tel est le cas. Par "fonctionner en régime établi" nous voulons dire : attaquer les cartes de manière cyclique car en ayant terminé d'attaquer la dernière la suspicion pesant sur la première s'est déjà levée.

Reste donc à essayer les codes au hasard en faisant un grand cycle sur la base de données. Chaque tentative va réussir avec une probabilité de p=1/(12000e). On suppose que l'attaquant dispose d'autant de machines que nécessaire pour lancer une attaque parallèle. v=n(k-1)/10^6 représente ce nombre de machines. Chaque 5 secondes une des machines génère m euros avec une probabilité p. L'espérance de gain de l'attaquant est donc vmp par 5 secondes soit vmp 24*60*60/5 = 17280vmp euros par jour (voir deux exemples dans le tableau ci-dessous).

 

A

B

C

1


montant de transaction maximal autorisé

1.000 €

 


nombre de cartes dans la base de données

10.000.000

 


nombre d'essais par carte avant bloquage

10

 


durée de vie d'une carte

3

années

5


gain potential par jour

43.200 €

 

 

 

A

B

C

1


montant de transaction maximal autorisé

1.000 €

 


nombre de cartes dans la base de données

10.000.000

 


nombre d'essais par carte avant bloquage

5

 


durée de vie d'une carte

5

années

5


gain potential par jour

11.520 €

 

Optimisations de l'attaque précédente : Il est possible d'optimiser l'efficacité de l'attaque précédente de plusieurs manières. Par exemple, si l'on constate que Monsieur Dupont a effectué un achat de billet avec une carte dont le numéro est A et que tout d'un coup il effectue un second achat avec une carte B l'on peut raisonnablement déduire que la carte B est neuve et donc deviner plus facilement sa date d'expiration.

 - Risque 3 : Atteinte à l'image de marque. Même s'il n'y a pas de fraude, la publication du contenu de la base de données par un agent malveillant peut nuire à la réputation des banques, acquéreurs (opérateurs de carte) et aussi à la réputation du gouvernement des Etats-Unis.

Ces hypothèses d'attaques ont été mises au point par le professeur Naccache, spécialiste en cryptologie, professeur à l'Université Paris II et membre du laboratoire informatique de l'Ecole normale supérieure, en collaboration avec une de ses étudiantes, Vanessa Gratzer, qui a établi les diverses simulations.

 

 

Des médicaments dangereux à long terme ?

Lutter contre l'obésité, oui, mais à quel prix ? Une étude souligne le manque de données sur l'impact sur la santé des médicaments existants.

Soulignant que leurs effets sur la perte de poids sont modestes, elle rappelle les effets indésirables déjà observés.

- le 06/01/2007 - 

Au-delà de la perte de quelques kilos, les médicaments contre l'obésité doivent encore démontrer que les bénéfices globaux qu'ils entraînent pour la santé sont supérieurs à long terme aux risques éventuels, selon une étude de chercheurs de l'hôpital de l'université canadienne d'Alberta, que publie la revue médicale britannique The Lancet.

Alors que plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent d'obésité et 800 millions d'autres de surpoids, selon des estimations internationales, "le développement de médicaments efficaces et sans danger devrait être une priorité", estiment les auteurs. Quand modifications des habitudes alimentaires et du style de vie (davantage d'activité physique) ne suffisent pas, des traitements sont parfois nécessaires, ajoutent-ils. Trois médicaments contre l'obésité sont déjà commercialisés ou sur le point de l'être : orlistat (nom commercial Xenical), sibutramine (nom commercial Sibutral), rimonabant (nom commercial Acomplia).

Les effets secondaires observés

Mais lors des essais de ces médicaments, "le manque de résultats concernant leurs effets sur la mortalité et la morbidité cardiovasculaires est une des plus grandes lacunes", s'inquiètent les chercheurs. Outre les résultats sur la perte moyenne de poids (3 kg en moyenne pour l'orlistat, 4 à 5 kg pour la sibutramine et le rimonabant), il faudrait, selon ces spécialistes, mieux connaître les bénéfices attendus dans la lutte contre les maladies liées à l'obésité. Alors que la FDA (autorité américaine du médicament) doit encore se prononcer sur la commercialisation du rimonabant, autorisée dans l'UE depuis juin, ils relèvent que les trois médicaments anti-obésité ont une "efficacité modeste".

Avant d'autoriser la commercialisation ou un large usage de médicaments anti-obésité, il faudrait "exiger des essais cliniques susceptibles de démontrer des réductions importantes de la mortalité et de la morbidité liées à l'obésité", ajoutent les chercheurs en soulignant le coût élevé de tels médicaments. Au delà d'une démonstration des bénéfices escomptés, les éventuels effets toxiques sont à rechercher à long terme, les bénéfices devant "largement contrebalancer les risques et les coûts".

Parmi les effets indésirables, les chercheurs relèvent ainsi que l'orlistat réduit la progression du diabète chez les patients à haut risque, mais qu'il présente des effets secondaires gastro-intestinaux. Outre insomnies, nausées et constipations, la sibutramine entraîne une hausse de tension. Le rimonabant favorise le "bon" cholestérol, voire réduit les risques liés au diabète, selon une étude récente, mais il peut entraîner nausées, vertiges, diarrhées ou troubles psychiques (principalement dépression).

  


FREEHOLD TOWNSHIP, New Jersey - samedi 06 janvier 2007 

USA: l'objet qui s'est écrasé sur une maison du New Jersey était un météorite, selon des spécialistes

 

L'objet métallique ressemblant à une pierre, qui a transpercé le toit d'une maison du New Jersey, aux Etats-Unis, était un météorite, ont déclaré des experts vendredi.

Ces explications ont élucidé le mystère qui pèse depuis trois jours sur cet incident. Mardi, cet objet, de la taille d'une balle de golf mais pesant autant qu'une boîte de conserve, avait été découvert dans son domicile par un habitant de l'Etat du New Jersey.

Les géologues Jeremy Delaney, Gail Ashley et Claire Condie de l'Université de Rutgers, ainsi que le métallurgiste Peter Elliott, ont conclu après analyse de l'objet qu'il s'agissait d'un météorite de fer, en raison de sa densité, de ses propriétés magnétiques, ainsi que sa couleur et les motifs ornant sa surface.

La famille dont l'habitation a été touchée est légalement propriétaire du météorite, qui a cependant été placé dans un lieu sûr pour le moment, a déclaré la police de Freehold Township.

Ni le propriétaire de la maison, ni le quartier dans lequel elle est située n'ont été identifiés par la police. 


 


BANGKOK - mercredi 27 decembre 2006 

Face à une menace, les gibbons réagissent comme les humains

 

Face au danger, les gibbons chantent. Pas pour écarter ledit danger, mais pour prévenir leurs compères de la présence d'une menace. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus des scientifiques étudiant cet animal en Thaïlande: selon eux, c'est la première fois qu'un tel type de comportement est détecté chez des primates non-humains.

Plusieurs recherches ont déjà établi que de nombreux animaux utilisent des sons s'apparentant à des chants pour s'accoupler ou signaler un danger, mais, selon ses auteurs, l'étude publiée ce mois-ci dans la revue américaine "PLos" (Public Library of Science) est la première à montrer ce genre de comportement chez les gibbons, grand singe vivant dans les arbres.

"Ces travaux sont vraiment un bon indicateur du fait que des primates non-humains sont capables d'utiliser des combinaisons de cris pour relayer des informations nouvelles, et dans ce cas potentiellement vitales, entre eux", explique Esther Clarke, étudiant-chercheur à l'université de St. Andrews (Ecosse) et co-auteur de l'étude.

"Ce type de communication référentielle est très commun dans le langage humain, mais il reste encore à être démontré à grande échelle chez certains de nos parents les plus proches, les grands singes", précise-t-elle.

Pour rédiger cette étude, Esther Clarke a passé deux ans dans le Parc national de Khao Yaï en Thaïlande, en compagnie de deux autres scientifiques (Klaus Zuberbuhler de l'université de St. Andrews et Ulrich Reichard de l'Institut Max Planck en Allemagne) pour observer des groupes de gibbons à main blanche.

Les gibbons sont connus pour les sons qu'ils émettent dans les forêts où ils vivent, notamment pour attirer un partenaire en vue d'un accouplement. Pour tester leur réponse au danger, les scientifiques ont réalisé une série d'expériences au cours desquelles ils ont placé des répliques de prédateurs (panthères des neiges, pythons, aigles) à proximité de l'un de leurs groupes. Ils ont ensuite enregistré les sons émis face à cette menace fictive.

Selon Esther Clarke, ils ont alors découvert que les gibbons s'approchaient du prédateur potentiel et émettaient une série de sons ("wa", "wow" et "hou"), aussitôt relayés par d'autres gibbons à l'ensemble du groupe.

Ces sons sont plus chaotiques et puissants que lorsque les gibbons cherchent à s'accoupler, selon Esther Clarke. "Les gibbons peuvent arranger leurs chants en fonction des circonstances, tout comme nous le faisons, nous", conclut-elle.

Pour Thad Bartlett, cette découverte est très intéressante. Ce spécialiste des gibbons à l'Université du Texas voit dans cette "capacité à réarranger des éléments discrets pour leur donner un nouveau sens" une similitude avec le langage humain.

Il estime également que cette étude permet de mieux cerner le comportement des gibbons en contredisant de précédents travaux selon lesquels la petite taille du noyau social des gibbons -un mâle, une femelle et leurs petits- résulterait du peu de menaces auxquelles ils sont confrontés.

"La grande taille d'un groupe étant souvent vue comme une réponse à la pression de prédateurs, les chercheurs ont supposé pendant longtemps que les gibbons étaient en grande partie à l'abri de prédateurs", explique-t-il. "A mon avis, cette recherche montre plus précisément l'importance de la pression des prédateurs sur l'évolution du système social des gibbons". 

 

Naissance de pandas jumeaux au Japon


MeiMei, une femelle panda de Chine vivant au Japon, a donné naissance samedi à des jumeaux. La mère et les deux bébés se portent bien, a assuré dimanche Tadashi Ishikawa, porte-parole du zoo Adventure World à Shirahama.

Le sexe des nouveau-nés n'a pas encore été déterminé. L'un d'eux ne pèse que 84 grammes, ce qui est considéré comme le poids d'un prématuré. Cependant, les deux bébés, comme leur mère, sont en bonne santé, a affirmé Tadashi Ishikawa, en ajoutant: "Je veux qu'ils grandissent bien".

MeiMei, 12 ans, et son compagnon Eimei, 14 ans, sont nés en captivité en Chine et ont tous deux été prêtés au zoo japonais. Ils sont déjà les parents des jumeaux, Ryuhin et Shuhin, deux mâles nés le 8 septembre 2003 à Adventure World.

D'après l'agence Xinhua (Chine nouvelle), la naissance de samedi porte le nombre de pandas nés en captivité cette année à 30, un record qui fait de 2006 un mini baby boom parmi les gros ours mangeurs de pousses de bambou.

On ignore si les jumeaux sont nés d'une insémination artificielle ou d'une conception plus traditionnelle car les heureux parents ont tenté les deux méthodes, selon Tadashi Ishikawa. 


Retour sur Terre de la navette Discovery

 

La navette américaine Discovery, avec sept astronautes à son bord, s'est posée sans encombres vendredi sur la base de Cap Canaveral, après une mission de 13 jours qui a permis à la NASA de reprendre l'assemblage de la Station spatiale internationale (ISS).

Après une hésitation sur son lieu d'atterrissage en raison de conditions météo peu favorables, la navette a finalement touché terre en début de soirée sur une piste illuminée du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride.

"Nous sommes vraiment fiers de l'équipe de la NASA qui a organisé (ce vol)", s'est félicité le commandant de Discovery, Mark Polansky. "Nous pensons que les fêtes de fin d'année vont être super."

Ce n'est qu'une heure avant l'atterrissage que la NASA a finalement décidé de faire se poser Discovery à Cap Canaveral, comme prévu. En raison de nuages bas et d'averses sur la Floride, deux autres sites avaient été envisagés: la base aérienne Edwards, en Californie, et le site de White Sands, au Nouveau-Mexique (sud-ouest), très rarement utilisé.

Discovery devait rentrer samedi au plus tard pour éviter que le carburant générant l'électricité à bord ne soit épuisé. La NASA dispose d'ordinaire d'une marge plus importante, mais les sept astronautes de Discovery ont passé une journée supplémentaire dans l'espace pour replier un panneau solaire récalcitrant de la Station spatiale internationale (ISS).

En effet, Discovery, qui avait décollé de Cap Canaveral le 9 décembre, devait initialement revenir sur Terre jeudi, mais une quatrième sortie spatiale non prévue au programme lorsque la navette était amarrée à la Station spatiale internationale (ISS) a retardé l'atterrissage.

La mission de Discovery était destinée à poursuivre l'assemblage de l'ISS. Les astronautes ont installé un nouveau module et un système électrique plus performant. 

Sur Internet:

La NASA: http://www.spaceflight.nasa.gov


Titan possède de nombreux lacs de méthane, selon une étude

Titan, le plus gros satellite de Saturne, est parsemé de lacs de méthane dans la région de son pôle nord et serait doté d'un cycle hydrologique actif où le méthane joue un rôle similaire à celui de l'eau sur Terre, selon une étude publiée jeudi dans la revue "Nature".

La découverte a été réalisée grâce à la mission américano-européenne Cassini-Huygens, par une équipe internationale comprenant deux chercheurs français issus de laboratoire du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Un survol de la sonde Cassini au-dessus du pôle nord de Titan le 22 juillet dernier, a révélé la présence de quelque 75 lacs de méthane liquide, de forme irrégulière, qui atteignent parfois plusieurs dizaines de kilomètres. "Ces lacs extraterrestres, les premiers découverts dans notre système solaire, confirment qu'un cycle hydrologique actif existe sur la surface et dans l'atmosphère de Titan", souligne le CNRS dans un communiqué.

Le radar de Cassini, actuellement en orbite autour de Saturne, a fait des images de la surface de Titan à travers son atmosphère opaque. "Il a montré plusieurs cryo-volcans (des volcans de glace), des cratères d'impact de météorites et de vastes champs de dunes faites d'un matériau qui reste à déterminer", précise le CNRS.

La sonde Huygens, qui a atterri dans une région proche de l'équateur de Titan le 14 janvier 2005, a de son côté montré des reliefs ressemblant à des réseaux de drainage et à des lacs asséchés.

"Les scientifiques savaient déjà que Titan possédait un cycle atmosphérique du méthane. Il ne leur manquait plus que la découverte de structures hydrologiques (lacs, rivières) pour confirmer quun cycle complet du méthane existe sur Titan, à l'image du cycle de l'eau sur Terre", souligne le CNRS.

Deuxième plus gros satellite du système solaire, Titan affiche un diamètre de 5.150 kilomètres. 

 

RIO DE JANEIRO - samedi 30 decembre 2006 

L'Amazonie pourrait devenir une savane d'ici 2100, selon des chercheurs brésiliens


Le réchauffement de la planète pourrait signifier la mort de la plus grande forêt tropicale du monde, transformant l'Amazonie en savane d'ici la fin du siècle, ont affirmé vendredi des chercheurs brésiliens.

Selon le météorologue Jose Antonio Marengo, le réchauffement climatique, s'il continuait de la même façon, réduira les pluies et augmentera les températures de manière substantielle dans la région.

"Nous travaillons sur deux scénarios", a-t-il expliqué à l'Associated Press. "Le pire scénario établit des hausses de températures de 5 à 8 degrés celsius d'ici 2100, et une baisse des précipitations de 15% à 20%. Cette situation transformera l'Amazonie en paysage ressemblant à une savane."

Ce scénario suppose qu'aucun pas important ne soit effectué pour endiguer le réchauffement de la planète, et que la déforestation se poursuive sur le même rythme qu'actuellement, a précisé le météorologue.

L'autre prévision, plus optimiste, se base sur des actions importantes pour contrer le réchauffement. Selon celle-ci, les températures augmenteraient en moyenne de 3 à 5 degrés celsius, et les pluies diminueraient de 5% à 15%.

Les conclusions de M. Marengo entre dans le cadre d'une étude débutée il y a deux ans, et qui doit se poursuivre jusqu'en 2010. Financée par la Banque mondiale et le gouvernement britannique, cette étude a pour objectif d'anticiper les changements climatiques qui affecteront le Brésil dans les cent prochaines années.

D'une superficie de 4,1 millions de kilomètres carrés, l'Amazonie couvre près de 60% du sol brésilien. Largement inexplorée, cette forêt tropicale abrite 20% des ressources mondiales en eau et près de 30% des espèces animales et végétales. 


Ariane-5 au service de la Station spatiale internationale en 2007


La fusée Ariane-5 devrait décoller à six reprises en 2007, avec parmi ces missions le transport d'un véhicule ATV, le vaisseau-cargo ravitailleur de la Station spatiale internationale (ISS), une première pour Arianespace.

Le directeur général d'Arianespace Jean-Yves Le Gall a confirmé cette mission lundi lors d'une conférence de presse à Paris, une mission que la société du lanceur européen compte bien réitérer en devenant un "acteur principal" pour la desserte de l'ISS.

Outre cette mission nouvelle pour Ariane-5, la fusée doit placer sur orbite dix satellites au cours des cinq autres missions programmées pour cette année.

Jean-Yves Le Gall a également annoncé le lancement en 2007 de deux fusées Soyouz depuis la base de Baïkonour (Kazakhstan), via la société Starsem dont Arianespace, EADS et l'Agence spatiale russe sont les trois actionnaires.

Depuis la fin 1998, l'Europe et la Russie exploitent ensemble les lanceurs Soyouz depuis le pas de tir de Baïkonour au Kazakhstan. Ainsi c'est une fusée Soyouz qui a permis de lancer, le 27 décembre dernier, le satellite français Corot, qui a pour principale mission de détecter des planètes extrasolaires pouvant être des soeurs de la Terre.

Pour 2006, le chiffre d'affaires de Starsem devrait être de quelque 70 millions d'euros. Les lanceurs Soyouz devraient décoller du centre spatial de Kourou en Guyane française à partir de la fin 2008.

Financièrement, Arianespace se porte également bien, selon M. Le Gall. La société du lanceur européen devrait ainsi afficher pour 2006 un chiffre d'affaires d'environ 985 millions d'euros, avec un résultat équilibré pour la quatrième année consécutive.

En 2006, Arianespace a signé douze contrats de lancement supplémentaires, et son carnet de commandes comportait début janvier plus de 40 satellites à
 

WASHINGTON -

Les premières sondes américaines sur Mars ne cherchaient pas les bonnes traces de vie, selon un scientifique


Les sondes Viking qui ont exploré Mars en 1976-1977 ne cherchaient pas les bonnes traces de vie sur la planète rouge et ne les ont donc peut-être pas reconnues, estime un scientifique américain, Dirk Schulze-Makuch.

Les sondes Viking de la NASA n'ont pas trouvé de traces de vie sur Mars. Mais elles cherchaient des formes de vie de type terrestre, dans lesquelles l'eau salée est le liquide interne des cellules, a expliqué ce géologue qui a publié un article à l'occasion du congrès de la Société américaine d'astronomie dimanche à Seattle (nord-ouest).

Sur Mars, où règne un froid sec, l'adaptation aurait pu conduire ce fluide à prendre la forme d'un mélange d'eau et de peroxyde d'hydrogène, selon sa théorie. Ce composé peut en effet rester liquide à de très basses températures (-55 degrés), ne détruit pas les cellules en gelant et absorbe facilement la vapeur d'eau, même lorsqu'elle est présente en faible quantité dans l'atmosphère.

Les instruments de Viking ne pouvaient pas donc pas trouver de formes de vie de ce type. Certaines expériences scientifiques réalisées par les sondes pourraient même avoir détruit des micro-organismes présents sur Mars, précise M. Schulze-Makuch, professeur de géologie à l'Université de l'Etat de Washington.

Une des sondes Viking a ainsi répandu de l'eau sur la surface de Mars, ce qui aurait pu noyer des bactéries issues du mélange eau-peroxyde d'hydrogène, ajoute-t-il. Une autre expérience a consisté à chauffer le sol pour observer ce qui se passait, ce qui aurait détruit tout microbe.

Les chercheurs, à l'époque, "n'avaient aucune idée de l'environnement de Mars", note le chercheur, en soulignant qu'il ne peut pas prouver l'existence de formes de vie sur la planète rouge.

Mitch Sogin, spécialiste de biologie marine et membre du Conseil national de la recherche, estime que la théorie du professeur Schulze-Makuch n'est pas dépourvue de logique. Mais il ne s'agit que d'une hypothèse non vérifiée, a-t-il souligné.

La NASA doit lancer cet été une nouvelle sonde, Phoenix, qui se posera sur le pôle nord de Mars et creusera le sol à la recherche d'informations sur l'histoire géologique de la planète, et notamment la présence d'eau. Chris McKay, un des chercheurs travaillant à ce programme, s'est dit très intéressé par les travaux de Dirk Schulze-Makuch. Mais il n'est pas prévu de modifier les instruments de Phoenix en fonction de ses théories, a-t-il déclaré. 

Sur Internet:

Société américaine d'astronomie: http://www.aas.org/

Sources:ifrance.com--yahoo.fr--laposte.net